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Londres 2012 – Chabal teste les JO au fleuret
0Petite tentative en escrime pour Sébastien Chabal avant son match d’exhibition à Sydney…
Le CIP 2012 vu par L’ÉQUIPE
0Source : L’ÉQUIPE
Rédacteur : Aurélien Bouisset
> Article du 28 janvier 2012 : « On n’est pas grand chose » BRICE GUYART, double champion olympique, éliminé en qualifications hier à Paris, cherche à se réinventer pour revoir les JO.
> Article du 29 janvier 2012 : « Une thérapie collective » Au fond du gouffre après les Mondiaux 2010 à Paris, le fleuret français s’est retrouvé grâce à ses vieux grognards.
> Article du 29 janvier 2012 : « Les Bleus dans l’embouteillage » Surpris en quarts de finale, les vice-champions du monde du fleuret, cinquièmes, voient la course aux JO se resserrer.
Olympian mentor for 12 Singapore fencers
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Source : channelnewsasia.com | by Monica Kotwani | posted: 03 December 2011
Z1 Pro-Fencing de Singapour, dernier épisode
0Source : http://www.escrime-ffe.fr Rédacteur : Denis Goran Colovic
Les 2 et 3 décembre, Brice Guyart participait à deux compétitions internationales réunissant à Singapour huit des meilleurs fleurettistes au monde. Dernier récit du champion olympique avant son retour sur Paris.
« 3 décembre 2011. Le matin je profite de la piscine au 57e étage de l’hôtel. La vue depuis le « Sky Park » est tout simplement unique. On a réellement l’impression d’être aspiré par les buildings alentours.
Pour bien récupérer de la compétition individuelle de la veille, je prolonge ma matinée de récup’ au SPA : sauna 5mn, douche froide, hammam 5mn, douche froide, jacuzzi 5mn, douche froide et le tour est joué ! J’ai de nouvelles jambes pour attaquer la compétition par équipe le soir même.
À l’affiche : l’Europe contre le reste du monde. Peter Joppich, Richard Kruse, Andréa Baldini et moi tirons Byung Chul Choi, Sheng Lei, Yuki Ota et Gerek Meinhart.
Formule en relais à l’italienne, 4 contre 4, en 16 relais de 5 touches, soit 80 touches pour l’emporter ! Un véritable marathon…
Malgré un salut plein de défiance afin de déstabiliser nos adversaires – nous les menaçons avec nos fleurets en criant « sorry guys but tonight the world is not enough ! » – nous commençons mal la rencontre.
12-20 après le 4e relais, puis 21-35 après le 7e… L’équipe « world » est agressive, sur chaque touche ils crient, les vidéos sont utilisées à outrance, nous comprenons très vite qu’ils ne sont pas là pour jouer. Eh oui, ici à Singapour ils sont en quelque sorte à domicile. Et le public est à fond derrière eux !
Il a fallu attendre les 4 derniers matchs pour que la rencontre bascule : nous passons ainsi le dernier relais à Peter sur le score de 74-72. Lei est en face. Fidèle à sa réputation de finisseur, Peter met la dernière touche, victoire 80-79 à la mort subite. « Exciting » !
On a bien rigolé tous ensemble, les encouragements de chacun dans la langue de l’autre étaient à mourir de rire.
De plus, toute l’année nous nous affrontons dans des matchs intenses où l’enjeu prime, c’était donc agréable de se laisser prendre au jeu, ici, dans cette rencontre unique.
Pour preuve, à 79-79 « Baldo » m’attrape le bras et me dit en « françalien » : No mais là j’ai vraiment envie qué nous le gagne questo matché, allez Peter allez, s’il te plait ! »
Photo d’ouverture, et les 3 photos ci-dessous : Brice Guyart en pleine séance de travail, organisée en faveur des jeunes escrimeurs. Au programme, révision et application des fondamentaux, duels du champion face
à chacun des 30 élèves et explications techniques au micro.
Moment de poésie en baie de Singapour.
Deux arc-en-ciel juste avant de monter sur la piste, c’est un bon signe !
Moment de frime en Maserati, sponsor du « Z1 Pro-Fencing », pour
Andrea Baldini, Peter Joppich et Brice Guyart !
Moment de plénitude dans la piscine située au 57e étage de l’hôtel !
Z1 Pro-Fencing de Singapour, épisode 3
0Source : http://www.escrime-ffe.fr Rédacteur : Denis Goran Colovic
Brice Guyart participe à une compétition internationale réunissant à Singapour huit des meilleurs fleurettistes au monde. Le double champion olympique nous fait vivre son quotidien.
« 2 décembre 2011. Place à la compétition individuelle aujourd’hui. Let the « Duel at the Marina » begins ! Formule en 2 manches de 5 touches et la belle en 1 touche à la mort subite.
« Prize Money » : 5-8e 1000 USD, 3e 2000 USD, 2e 3000 USD, 1er 5000 USD.
Les quarts de finale :
▪ Andrea Baldini (Ita) vs Gerek Meinhart (USA)
▪ Lei Sheng (Chi) vs Ota Yuki (Jap)
▪ Peter Joppich (All) vs Brice Guyart (Fra)
▪ Richard Kruse (Gbr) vs Byung Chul Choi (Cor)
Je gagne mon match contre Peter 5-3 5-3. Beaucoup d’engagement des 2 côtés, rencontre sympa à tirer, avec quelques actions spectaculaires qui ont fait monter l’ambiance dans les gradins !
Puis je m’incline sur Richard Kruse (5-2 1-5) en prenant la touche à la mort subite. « Bad beat »…
Richard a su imposer son rythme sur la 2e manche, sans me laisser le temps de m’exprimer.
Résultat final : 1-Baldini, 2-Kruse, 3-Lei et Guyart, 5 à 8-Meinhart, Ota, Choi et Joppich.
Une belle soirée, avec du spectacle et de l’engagement, encouragée par plus de 800 spectateurs. La compétition s’est achevée par une séance d’autographes et de photos avec tous les jeunes escrimeurs et leurs parents ».
Photo ouverture : l’Italien Andrea Baldini remporte l’édition 2011 du Z1 Pro-Fencing et le chèque de 5000$ qui va avec !
Brice Guyart en plein séance d’autographes,
en compagnie des sept autres protagonistes du « Z1 Pro-Fencing » 2011.
Les huit fleurettistes entourent l’organisateur du « Z1 Pro-Fencing », l’Allemand Ralf Bissdorf.
Z1 Pro-Fencing de Singapour, épisode 2
0Source : http://www.escrime-ffe.fr Rédacteur : Denis Goran Colovic
Brice Guyart participe à une compétition internationale réunissant à Singapour huit des meilleurs fleurettistes au monde. Le double champion olympique nous fait vivre son quotidien.
« 1er décembre 2011. Ce matin, j’ai de nouveau eu l’opportunité d’animer un « workshop », cette fois-ci à la « Singapore Sports School ». Cette académie ouvrira une section escrime à partir de janvier 2012. J’ai donc rencontré les jeunes futurs élus de la première promotion. Ils sont une douzaine, tous âgés d’au moins 12 ans.
Aux côtés de Ralf Bissdorf, qui sera le futur coach de cette section, nous avons parlé des valeurs de l’olympisme, mais aussi de victoires et de défaites, d’entraînement, d’anecdotes nous concernant, etc.
Après cela, petit échauffement guidé par mes soins, puis matchs en 5 touches contre chacun des jeunes. Pour finir, débriefings individuels sur de nouvelles pistes de travail et sur leurs points positifs à ne pas oublier.
En tant que parrain, je serai sans doute amené à suivre l’évolution de cette « team » et à continuer le partage d’expérience tout au long de l’année 2012. Une nouvelle expérience pour moi !
Le midi, retour avec les fleurettistes du Z1 Pro-Fencing pour le tirage au sort du tournoi de demain : je serai donc opposé à Peter Joppich en ¼ de finale. Gros match !

L’après-midi s’est déroulée sous le signe de la détente. Je suis allé taper la petite balle blanche au Marina Bay Golf Course.
Parcours atypique, dessiné sur une île artificielle, dans l’esprit d’un links écossais, mais donnant directement sur les buildings les plus fous de la ville !
A noter les 91 bunkers, plus profonds les uns que les autres, de véritables mâchoires à la Jaws ».
« Ici, dit Brice, le golf ne s’arrête jamais. Des éclairages de stade de foot illuminent le parcours tout au long de la nuit. Nous sommes dans un autre monde… »
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Brice fait l’ouverture des pages « Sport » du Straits Times. Le « French Chevalier » au service des esprits brillants.
Z1 Pro-Fencing Singapour, épisode 1
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Source : http://www.escrime-ffe.fr Rédacteur : Denis Goran Colovic
Brice Guyart participe à une compétition internationale réunissant à Singapour huit des meilleurs fleurettistes au monde. Le double champion olympique nous fait vivre son quotidien.
« 30 novembre 2011. Première journée à Singapour pour le Z1 Pro-Fencing .
Ce matin, ça a commencé avec l’animation de workshops avec 30 enfants venus de Singapour, du Japon et du reste de l’Asie. Chaque athlète animait son propre atelier pendant deux heures, sous l’œil vigilant des parents. L’idée était de partager nos expériences de champions médaillés aux mondiaux et aux jeux olympiques, en racontant quelques anecdotes et en leur apprenant quelques uns de nos coups spéciaux. L’attaque en flèche pour ma part !
Après cela, un grand match contre les 30 escrimeurs, l’un après l’autre, en 2 touches gagnantes. Le but est d’intégrer dans le match les exercices travaillés précédemment.
Puis, pour finir, une séance d’autographes sur des posters à nos effigies, spécialement édités pour l’occasion !
C’était un très bon moment, enrichissant pour tout le monde. Les enfants semblaient comblés et j’avoue en avoir profité pour améliorer mon « frenchy english » !
L’après-midi, séance de cardio et de muscu dans l’incroyable fitness center, situé au 55e étage de l’hôtel Marina Bay Sands. « Amazing »…
Le soir, les huit fleurettistes étaient invités à diner au jardin botanique. Un bon moyen de continuer à partager de façon informelle autours d’un bon repas et au milieu d’un cadre magique.
Comme une impression de vivre la vie d’un sportif pro… ! »
Photo ouverture : Brice en pleine séance de cardio face à la splendide baie de Singapour. Tout simplement… Amazing !
Photo ci-contre : Brice en pleine séance de signature d’autographes. Notez sur l’affiche, le surnom du fleurettiste français : « Le Chevalier Olympique » !
L’Europe défie le monde à Singapour
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Le fleurettiste du Lagardère Paris Racing, Brice Guyart, participe au « Z1 Pro-Fencing » 2011, les 2 et 3 décembre dans la spectaculaire marina de Singapour
Source : http://www.escrime-ffe.fr Rédacteur : Denis Goran Colovic
Les organisateurs du « Z1 Pro-Fencing » ont vu les choses en grand.
Cette manifestation totalement privée réunit dans la « ville jardin » un plateau de choix avec huit fleurettistes internationaux cumulant quelque 90 médailles olympiques, mondiales, européennes et asiatiques !
Deux temps forts vont marquer cette semaine consacrée à l’escrime.
Le « Duel à la Marina » du vendredi 2 décembre oppose huit fleurettistes dans une compétition à élimination directe.
Brice Guyart, seul Français présent à Singapour, sera accompagné de Peter Joppich (All), Andréa Baldini (Ita), Lei Sheng (Chi), Yuki Ota (Jap), Byung Chul Choi (Cor) et Gerek Meinhardt (USA) pour tenter de détrôner le vainqueur de l’édition 2010, le Britannique Richard Kruse.
Le 3 décembre, place à une compétition par équipes qui vaudra largement le déplacement.
Les quatre tireurs européens (Baldini, Joppich, Kruse et Guyart) défient une sélection mondiale composée de Sheng, Ota, Choi et Meinhardt.
Le « Z1 Pro-Fencing » est également l’une des plus grandes compétitions de jeunes du sud-est asiatique, regroupant des escrimeurs des catégories poussins à cadets.
Pour que ces jeunes pousses puissent s’inspirer de leurs champions, les organisateurs ont donc mis en place, mercredi 30 novembre, des ateliers de rencontre et de discussion.
Chaque « star » du fleuret a donc l’occasion de manier la langue de Shakespeare devant un parterre de gamins avides de conseils et d’anecdotes.
Les 2 et 3 décembre, Brice Guyart représentera la France au « Z1 Pro-Fencing » de Singapour.
Photo : Fred Porcu / Icon Sport
L’argent du labeur
0Source : http://www.escrime-ffe.fr
Rédacteur : Denis Goran Colovic
L’équipe de France de fleuret hommes perd contre la Chine en finale des championnats du monde d’escrime de Catane 2011 (44-45) malgré une remontée fantastique d’Erwann le Pechoux.
En prenant le 9e et dernier relais face à Lei Sheng à 35-40, Erwann Le Pechoux a embrassé sa bague et tapé deux fois le pied au sol, comme il a l’habitude de le faire en compétition.
Face à lui, l’ex n°1 mondial de la discipline sait qu’il lui suffit de dérouler pour marquer les 5 touches qui séparent son équipe d’un titre mondial, le deuxième d’affilée après celui obtenu face à l’Italie aux mondiaux de Paris.
Mais Lei ne sait pas qu’il a face à lui un sacré numéro.
Un homme qui, sur l’Allemagne en demi-finale, a marqué 17 touches et en a concédé 1 seule !
Un homme qui, du haut de ses 170 centimètres, va lui en faire voir de toutes les couleurs.
Ou plutôt d’une couleur, le vert de sa lampe.
Lei Sheng est pourtant le premier en action. Il marque trois fois, pense avoir fait le nécessaire et se relâche. C’est visible à sa façon de se remettre en garde.
C’est le moment qu’Erwann choisit pour « mettre la misère » à son adversaire.
Mené 43-35, Erwann va grignoter point après point pour revenir à égalité en marquant, à 7 secondes de la fin, la 44e touche synonyme de mort subite !
Erwann se jette sur Lei mais ce dernier est le plus prompt à toucher.
La Chine double son titre mondial, la France gagne l’argent, la seule couleur qui manquait à sa collection sicilienne.
Un argent qui ne plaît pas aux Français, le visage grave à la descente du podium.
Mais un argent qui récompense un si dur labeur.
Le tournant du match
C’est au 8e relais que le match bascule en faveur de la Chine.
Le travail conjugué de Marcilloux, Sintès et le Pechoux permettent à la France de mener de 2 touches, grâce notamment à un beau 7e relais de Marcel (4-2 et 31-29) sur Zhang.
Mais Victor Sintès, impeccable toute la journée, va prendre l’eau sur Ma (4-12 et 35-41).
Au 9e et dernier relais, Erwann le Pechoux entre en piste. La suite est connue.
Le parcours des Français
16e de finale
▪ France – Sierra Leone : Victoire de la France (forfait)
8e de finale
▪ France – Israël : 45-33
Quart de finale
▪ France – Russie : 45-40
Demi-finale
▪ France – Allemagne : 45-36
Finale
▪ France – Chine : 44-45
Victor Sintès, Marcel Marcilloux, Erwann le Pechoux et Brice Guyart ont réalisé la compétiton presque parfaite.
Toute la détresse d’Erwann et Victor juste après la 45e touche des Chinois. Un moment pénible, partagé une fois de plus entre potes.
Erwann le Pechoux aura tout fait à Lei Sheng, jusqu’à le rendre presque chèvre ! Il aura manqué au Français ce brin de réussite qui a basculé dans le camp du Chinois.
Sur le podium, la joie des Chinois tranche avec la tristesse des Français.
Les fleurettistes de maître Stéphane Marcelin n’ont pourtant pas à rougir de leur médaille.
Si l’arbitrage avait été plus en phase avec l’importance de l’événement, c’est la France qui afficherait un large sourire.
Une fois la frustration passée, les vice-champions du monde 2011 vont mesurer la portée de leur médaille d’argent, notamment dans la course à la qualification olympique.
Photos : Fred Porcu / Icon Sport
Des gars vraiment bien
1Source : http://www.escrime-ffe.fr
Rédacteur : Denis Goran Colovic
L’équipe de France de fleuret hommes a remporté la médaille d’argent à Sheffield, mettant ainsi fin à quatre années de disette. Entretien avec les vice-champions d’Europe 2011.
C’est une bande de potes. Vous savez le genre de gars avec qui vous avez envie de passer du temps, boire un verre ou déconner. Attablés au restaurant du Mercure, ils passent leur journée en revue tout en sirotant une coupe de champagne. Je m’avance. Ils m’accueillent, en toute simplicité.
Erwann, Victor et Marcel font de Brice leur porte-parole. Le double champion olympique cherche ses mots, trouve la bonne formule : « Notre équipe a de la gueule et notre médaille n’en a pas moins » ! (Référence à l’article de la sélection officielle, Ndlr)
« Aujourd’hui, nous étions en confiance, poursuit Brice. Une confiance réciproque avec le maître. Il n’y avait que des gens positifs autour de nous. Ça fait du bien ». Marcel prend la parole : « La course à la qualification olympique, on l’a mise de côté, on n’y a pas pensé du tout ». Victor enchaîne : « On voulait sortir de cette atmosphère de pression qui pèse sur chacun de nous. Enlever cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes ».
L’article sur la course à la qualification olympique n’a pas été apprécié dans les rangs des escrimeurs, loin s’en faut. Les fleurettistes le soulignent, mais ne s’attardent pas.
« Le but de notre sport, c’est de chercher des médailles », dit Brice. « Et quatre ans sans médaille, c’est long » fait remarquer Erwann. Brice reprend : « Dans notre délire, on avait prévu de faire les idiots sur le podium (voir photo ci-dessous). Mais encore fallait-il y être ! Pas besoin de se prendre au sérieux pour être pro » ! Le poncif était inévitable, mais il résume parfaitement l’état d’esprit collectif.
La clef, c’est la confiance
Un collectif qui croit en ses capacités car personne, au sein de ce groupe, n’a oublié les années fastes. Les trois titres mondiaux obtenus de 2005 à 2007. Á l’époque, la France dominait la planète fleuret, comme l’Italie le fait aujourd’hui. « Les Italiens ont la confiance qu’on avait en 2007 », remarque Erwann. « Pour retrouver notre niveau de 2007, il suffit de gagner toutes les compèts » dit Victor. Dit ainsi, ça semble simple.
Pour ce faire, le groupe doit avoir une confiance inébranlable. « Ça fait un moment qu’on sent que ça peut le faire, avance Brice. On a pris le temps de se parler, de s’écouter ». « Le maître a souligné nos points faibles et nos points forts. Ça fait du bien de savoir qu’on a confiance en toi, même si certains mots étaient durs », confie Marcel.
Brice ajoute : « On a ressenti la confiance du maître, il y a eu beaucoup de remise en question. Tout le monde a fait plus d’un pas vers l’autre ». Puis il a cette formule qui en dit long sur le ciment qui les lie : « de quatre égos, tu passes à un seul, collectif et solidaire ».
Marcel note : « Beaucoup de gens ont pensé qu’on n’y arriverait plus. Notre statut a changé, le regard des gens aussi. Nous, on a continué à se faire confiance ». Brice poursuit : « On a montré aujourd’hui que les choix étaient les bons. Le coaching était parfait, la tactique bonne ». Victor ajoute : « Il nous faut poursuivre dans cet état d’esprit ».
Oui, suivre la route ensemble les gars, unis et solidaires. Jusqu’à Londres.
Pour avoir le droit de délirer sur le podium, les fleurettistes devaient d’abord l’atteindre.
C’est chose faite avec cette belle médaille d’argent obtenue après 4 années de disette.
Photos : Fred Porcu / Icon Sport

















