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De gauche à droite : Stéphane Marcelin, Marcel Marcilloux, Victor Sintes et Erwann Le Pechoux

Le CIP 2012 vu par L’ÉQUIPE

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De gauche à droite : Stéphane Marcelin, Marcel Marcilloux, Victor Sintes et Erwann Le Pechoux

Source : L’ÉQUIPE
Rédacteur : Aurélien Bouisset

> Article du 28 janvier 2012 : « On n’est pas grand chose »   BRICE GUYART, double champion olympique, éliminé en qualifications hier à Paris, cherche à se réinventer pour revoir les JO.

> Article du 29 janvier 2012 : « Une thérapie collective »   Au fond du gouffre après les Mondiaux 2010 à Paris, le fleuret français s’est retrouvé grâce à ses vieux grognards.

> Article du 29 janvier 2012 : « Les Bleus dans l’embouteillage »   Surpris en quarts de finale, les vice-champions du monde du fleuret, cinquièmes, voient la course aux JO se resserrer.

Podium Equipe de France - Fleuret

L’argent du labeur

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Source : http://www.escrime-ffe.fr

Rédacteur : Denis Goran Colovic

L’équipe de France de fleuret hommes perd contre la Chine en finale des championnats du monde d’escrime de Catane 2011 (44-45) malgré une remontée fantastique d’Erwann le Pechoux.

En prenant le 9e et dernier relais face à Lei Sheng à 35-40, Erwann Le Pechoux a embrassé sa bague et tapé deux fois le pied au sol, comme il a l’habitude de le faire en compétition.
Face à lui, l’ex n°1 mondial de la discipline sait qu’il lui suffit de dérouler pour marquer les 5 touches qui séparent son équipe d’un titre mondial, le deuxième d’affilée après celui obtenu face à l’Italie aux mondiaux de Paris.
Mais Lei ne sait pas qu’il a face à lui un sacré numéro.
Un homme qui, sur l’Allemagne en demi-finale, a marqué 17 touches et en a concédé 1 seule !
Un homme qui, du haut de ses 170 centimètres, va lui en faire voir de toutes les couleurs.
Ou plutôt d’une couleur, le vert de sa lampe.
Lei Sheng est pourtant le premier en action. Il marque trois fois, pense avoir fait le nécessaire et se relâche. C’est visible à sa façon de se remettre en garde.
C’est le moment qu’Erwann choisit pour « mettre la misère » à son adversaire.
Mené 43-35, Erwann va grignoter point après point pour revenir à égalité en marquant, à 7 secondes de la fin, la 44e touche synonyme de mort subite !
Erwann se jette sur Lei mais ce dernier est le plus prompt à toucher.
La Chine double son titre mondial, la France gagne l’argent, la seule couleur qui manquait à sa collection sicilienne.
Un argent qui ne plaît pas aux Français, le visage grave à la descente du podium.
Mais un argent qui récompense un si dur labeur.

Le tournant du match
C’est au 8e relais que le match bascule en faveur de la Chine.
Le travail conjugué de Marcilloux, Sintès et le Pechoux permettent à la France de mener de 2 touches, grâce notamment à un beau 7e relais de Marcel (4-2 et 31-29) sur Zhang.
Mais Victor Sintès, impeccable toute la journée, va prendre l’eau sur Ma (4-12 et 35-41).
Au 9e et dernier relais, Erwann le Pechoux entre en piste. La suite est connue.

Le parcours des Français

16e de finale
▪ France – Sierra Leone : Victoire de la France (forfait)

8e de finale
▪ France – Israël : 45-33

Quart de finale
▪ France – Russie : 45-40

Demi-finale
▪ France – Allemagne : 45-36

Finale
▪ France – Chine : 44-45

Victor Sintès, Marcel Marcilloux, Erwann le Pechoux et Brice Guyart ont réalisé la compétiton presque parfaite.

Erwann Le Pechoux et Victor Sintes

 

 

 

Toute la détresse d’Erwann et Victor juste après la 45e touche des Chinois. Un moment pénible, partagé une fois de plus entre potes.

 

 

 

 

Erwann Le Pechoux face au chinois Lei Sheng

 

 

 

Erwann le Pechoux aura tout fait à Lei Sheng, jusqu’à le rendre presque chèvre ! Il aura manqué au Français ce brin de réussite qui a basculé dans le camp du Chinois.

 

 

 

 

Sur le podium, la joie des Chinois tranche avec la tristesse des Français.
Les fleurettistes de maître Stéphane Marcelin n’ont pourtant pas à rougir de leur médaille.
Si l’arbitrage avait été plus en phase avec l’importance de l’événement, c’est la France qui afficherait un large sourire.
Une fois la frustration passée, les vice-champions du monde 2011 vont mesurer la portée de leur médaille d’argent, notamment dans la course à la qualification olympique.

 

 

Photos : Fred Porcu / Icon Sport

London 2012

SOS…

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London 2012J’ai le bonheur d’avoir connu l’équipe de France d’escrime à son apogée. Mais à présent, je suis inquiet.
Nous ne faisons plus peur, nous ne surprenons plus. Ou plutôt si, nous nous surprenons à perdre des matchs largement à notre portée. Avec en prime le sentiment de ne pas avoir livré le combat attendu ou pire d’avoir frôlé le « hors sujet ».

Où est passée cette force, cette aura, que de nombreuses grandes nations de l’escrime nous enviaient ?

Il règne sur les équipes de France une forme de lourdeur. La qualification olympique a commencé et avec elle semble s’être abattu un poids sur nos épaules. Les esprits des entraîneurs, eux aussi, semblent parasités, tendus… C’est comme si la peur d’une non qualification diffusait à travers les différentes strates de notre « collectif », et irradiait les athlètes d’ondes négatives.

Nous perdons peu à peu le sens du mot sérénité. Nous subissons. Nous trahissons notre âme aussi, nous jouons moins. Ça ne rigole plus… « Sérieux » est devenu le nouveau mot d’ordre, pour se protéger, ne pas se louper, ou peut être par peur d’être jugé.

Compétition après compétition, chaque arme – avec ses athlètes et son entraîneur – cherche sa voie. Une fois la journée terminée, on fait les comptes, on remet en question, on juge : l’entraîneur, l’entraînement, les athlètes, leur mental et leur combativité, l’état d’esprit général, etc. De retour à l’INSEP, c’est la même histoire : les ajustements se font au jour le jour sans prendre suffisamment de hauteur ni tenter de réfléchir à une approche globale. Chacun dans sa salle espérant que la prochaine compétition sera celle de la délivrance. Mais les bonnes surprises se font rares et en cas d’insuccès la norme est hélas souvent le délaissement et l’isolement. Et la pression sur les athlètes n’en est que plus forte.

Stop, il est temps de donner une place de choix à la notion de management des équipes, de s’inscrire dans une démarche stimulante et motivante visant à harmoniser le collectif et optimiser la performance.

 

Quelles solutions alors ? Comment retrouver sérénité, créativité, esprit du jeu et goût du risque ?

  • Changeons nos habitudes, soyons curieux et dans la recherche afin d’alimenter notre créativité.
  • Ouvrons-nous aux autres, échangeons avec les athlètes et entraîneurs d’autres sports, d’autres nationalités ; favorisons le partage d’expérience.
  • Concilions perspective à long terme (ie la qualification olympique) et réalisme (ie gagner des médailles dès les prochains championnats).
  • Cassons le confort et la routine : en mutualisant les entraînements avec et entre toutes les armes, dans le cadre d’une base commune de préparation physique par exemple ; ou en pratiquant d’autres sports de combat pour endurcir notre état d’esprit.
  • Faisons preuve de souplesse et patience afin de renforcer notre capacité d’adaptation aux imprévus.
  • Valorisons nos points forts, nourrissons nous de confiance et de valeurs positives.
  • Enfin et surtout, plaçons l’humain au cœur de notre projet, démocratisons l’individualisation de l’entraînement, en considérant l’athlète dans son ensemble (vie sportive, professionnelle ou étudiante, et privée).

Dans une perspective à plus court terme, pourquoi ne pas s’appuyer sur l’expérience d’anciens sportifs : SOS… Il nous manque un capitaine. Un homme, une femme, qui nous apporterait sérénité et légèreté. Une force tranquille, libre, rayonnante d’énergie.

A y réfléchir, nous en connaissons. L’escrime les a révélés. Je pense à des champions comme Fabrice Jeannet, Adeline Wuillème.

Leur rôle pourrait être ponctuel en amont ou lors d’un grand rendez-vous. Leurs initiatives pourraient être animer, motiver, soutenir, rassembler les athlètes et leurs entraîneurs, et ce afin de ramener fraîcheur et spontanéité dans les échanges. Favorisant le partage au sein de la délégation, leur présence diminuerait le cloisonnement entre athlètes, entraîneurs, staff fédéral et médical. L’idée est de renforcer notre collectif et retrouver un véritable esprit d’équipe.

Ces personnalités bénéficient de 2 avantages certains :

  • Ils sont suffisamment proches de nous pour être à l’écoute et nous comprendre.
  • Ils sont désormais détachés de la vie fédérale et de tout lien de subordination qui pourrait orienter leurs actions et susciter de quelconques conflits d’intérêts.

 

Il n’y a pas de recette miracle, je le sais. D’autres moyens d’actions sont possibles. Mais ce genre d’initiative ne contribuerait-elle pas à la remise en question qu’il nous est encore temps de mener ?

Fab, Didine, qu’en pensez-vous ? Et vous frères et sœurs d’armes ?

Perles « made in china »

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  • Victor Sintes – en mode google maps – dans un taxi : « Nihao, bao tao chy, Nanjing lu and Chengdu lu, Jing’an district. »

Mr Lee (le chauffeur) : « ha ha ho ! » (oui oui ok)

Le contexte : tournée asiatique du 7 au 23 mai. Coupes du monde de Shanghai et Séoul sélectives pour les J.O. de Londres 2012.

  • Brice, le jour des ‘pré-qualif’ : « Si en découvrant la composition de ta poule tu ne sais pas qui est la ‘chèvre’, c’est qu’à priori la chèvre c’est toi… »
  • Marcel Marcilloux, contemplant le sweat (made in France) de Vincent Simon : « Sympa ‘Bouli’ le sweat que t’as trouvé aujourd’hui au ‘copy market’ ! » Marcel 1 – Vincent 0
  • Stéphane Marcelin, au copy market : « How much for this ? »

Lily (la vendeuse) : « 450 rmb »

Stéphane Marcelin : « No, last price 30 » (env. 3€)

Lily : « Nooooo !! You kill me ! You kill my family ! »

  • Victor Sintes : « Bricio, j’éteins ton ordi ? »

Brice : « Oui, enfin non… je vais le faire. »

Victor : « Quoi c’est compliqué ? Faut être ingénieur pour ça ? » Victor 1 – Brice 0

  • Melody d’Open Wine : « Hello, I’m pleased to meet you, my name is Maladie… » redface Fausse note Melody !
  • Thibault Sarda – en ébullition – au copy market : « Eh les gars il vous les fait à combien les montres ? Moi il me les a proposées à 2500 et j’ai réussi à les descendre à 660 ! »

David Ly : « Ah ouais ? Nous on vient de les toucher à 150… »

Thibault Sarda : :-?

  • Vincent Simon : « Eh ouais mon gars, sick… ça m’fout le summ ça ! »
  • Stéphane Marcelin, pendant son discours d’entraîneur : « […] demain rendez-vous 10H pour partir s’entraîner […] »

Stéphane Marcelin, 2 min plus tard : « Des questions ? »

Jérémy Cadot – à l’ouest, du coté de Verra Cruz probablement – : « Donc demain départ 11H pour l’entraînement ? »

  • Erwann Le Pechoux – qui doit rendre un rapport de stage en rentrant – : « Promis, demain je bosse ! »
  • Brice, dans un restaurant chinois traditionnel : « One ‘grilled pork in lower leg part with soja and homemade sausage’ please ! »

Mr Zhang (le serveur) : « Sorry sir, this one is so hot ! So hot… »

Brice, au reste du groupe : « Ok ça a l’air spicy les gars, on prend quand même ? »

Erwann Le Pechoux : « Oui oui, prends en un en plus. »

Brice, à Mr Zhang : « Ok ok no problem, one more please. »

Mr Zhang : « Sorry sir, I told you, it’s sold out !… »

Les chinois 1 – Brice 0

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