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Mon amie la peur
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« C’est un bon moyen de s’échauffer et de rentrer dans sa compétition. » Cette phrase, je l’ai souvent entendue avant des qualifications. Cette posture, je l’ai moi-même adoptée à l’occasion, quand j’ai parfois craint de sortir par la petite porte.
Posture, voire imposture. Car si tenir ce discours aide à se mettre dans un contexte mental positif, la réalité est plus complexe. Derrière se cache souvent la peur ou, pire, le doute. Comment ne pas songer alors à l’éventualité de l’échec ? Passer une semaine entière dans les tribunes à regarder les autres tirer, à attendre le « par équipes » ? L’horreur !
« Basculer dans sa compétition », oui. Mais sans en sortir prématurément ! C’est justement là où le travail de l’escrimeur doit devenir purement mental. Dans une telle situation de danger, la peur nous aide si elle est contrôlée. La volonté farouche de remporter son duel est l’essence même de notre sport.
Quand l’arbitre dit « Allez ! », l’idée est de s’exprimer, de combattre, d’imposer son style et son escrime. Là, il ne s’agit plus de technique, mais de parvenir à maîtriser nos émotions. Et pour les rescapés des qualifications, assurés de tirer sous la nef du Grand Palais, un nouveau défi débute. Il faut tenter de profiter de l’événement, tout lâcher le jour J.
Adieu la foire sympathique de la Halle Carpentier. Bonjour l’écrasante majesté du Grand Palais.
Pour appréhender ce second challenge, sabreurs et sabreuses ont reconnu les lieux hier. C’est un de ces petits trucs qui peut rassurer. Sentir avant, plutôt que de s’effondrer à l’appel de son nom. Mais, une fois encore, ne pas se laisser inhiber et éviter le hors-sujet exigent de savoir maîtriser la peur qui monte pour en faire une force. C’est beaucoup plus difficile à effectuer qu’une belle parade-riposte. L’escrime est d’abord mentale.
Article du quotidien L’ÉQUIPE du 06-11-2010 | Auteur : Brice
Mon amie la peur
« C’EST UN BON MOYEN de s’échauffer et de rentrer dans sa compétition. » Cette phrase, je l’ai souvent entendue avant des qualifications. Cette posture, je l’ai moi-même adoptée à l’occasion, quand j’ai parfois craint de sortir par la petite porte. Posture, voire imposture. Car si tenir ce discours aide à se mettre dans un contexte mental positif, la réalité est plus complexe. Derrière se cache souvent la peur ou, pire, le doute. Comment ne pas songer alors à l’éventualité de l’échec ? Passer une semaine entière dans les tribunes à regarder les autres tirer, à attendre le « par équipes » ? L’horreur ! « Basculer dans sa compétition », oui. Mais sans en sortir prématurément ! C’est justement là où le travail de l’escrimeur doit devenir purement mental. Dans une telle situation de danger, la peur nous aide si elle est contrôlée. La volonté farouche de remporter son duel est l’essence même de notre sport. Quand l’arbitre dit « Allez ! », l’idée est de s’exprimer, de combattre, d’imposer son style et son escrime. Là, il ne s’agit plus de technique, mais de parvenir à maîtriser nos émotions. Et pour les rescapés des qualifications, assurés de tirer sous la nef du Grand Palais, un nouveau défi débute. Il faut tenter de profiter de l’événement, tout lâcher le jour J. Adieu la foire sympathique de la Halle Carpentier. Bonjour l’écrasante majesté du Grand Palais.
Pour appréhender ce second challenge, sabreurs et sabreuses ont reconnu les lieux hier. C’est un de ces petits trucs qui peut rassurer. Sentir avant, plutôt que de s’effondrer à l’appel de son nom. Mais, une fois encore, ne pas se laisser inhiber et éviter le hors-sujet exigent de savoir maîtriser la peur qui monte pour en faire une force. C’est beaucoup plus difficile à effectuer qu’une belle parade-riposte. L’escrime est d’abord mentale.
Entraineurs autant inhibés que les athlètes…
Difficile d’être serein pour le tireur dans ces conditions…



