Le bikingJ’ai découvert cette discipline issue du monde du fitness lors de notre dernier stage d’escrime à Bourg-Lès-Valence dans la Drôme. Un matin, Stéphane Marcelin me dit : « à la place du squash, tu vas faire une séance collective de biking ! » J’ai alors eu en tête l’image de la « cougar » quinquagénaire, à la recherche du corps de ses 20 ans, ruisselant sur son vélo d’appart, parée de ses bandeaux « éponge-sueur » à la tête et aux poignets, et vêtue de son plus beau fuseau fuchsia.

Vision d’horreur !

Erreur, le biking ce n’est pas exactement ça…

1/ Ça ne se pratique pas sur un vélo d’appart mais sur un vélo de fitness. C’est le top du vélo d’appartement en version sportive. Le guidon permet d’adopter des postures plus aérodynamiques (proches du vélo de route). Le pédalage est fluide et régulier, sans à-coups, pour plus de sensations. Une molette permet d’augmenter ou de réduire la résistance afin de rendre l’effort plus ou moins intense.

2/ Faire du biking est à la portée du plus grand nombre, quels que soient le sexe et l’âge. Il faut tout de même avoir une bonne condition physique générale pour pédaler. La technique est simple, chacun adapte l’intensité et la cadence de son pédalage à son niveau et à ses capacités physiques. Certains le pratique dans un programme global de fitness, d’autres pédalent en salle en complément d’une activité cycliste extérieure.

3/ Une séance fait travailler à la fois la fréquence de pédalage (vitesse de jambes) et la puissance/force (en augmentant la résistance sur le vélo).

Le fractionné  (ie « interval training ») permet de travailler au seuil, ce qui est nécessaire pour progresser. Travailler en fractionné, c’est alterner les phases intenses et les phases de récupération active.

Le principe : on augmente l’intensité jusqu’à un point N, on la fait redescendre à un point M, on la fait remonter jusqu’à un point P qui est supérieur au point N, on fait redescendre l’intensité jusqu’à un point O qui est un cran au-dessus du point M, etc. Si vous me suivez, vous comprenez que ça peut vite devenir très intense !

Le biking4/ Et là j’avais bien senti le coup, le biking tonifie les muscles des jambes et sculpte les hanches et les fesses. On gagne en force et en endurance sans prendre trop de masse musculaire.

Cela permet à priori de perdre du poids. Bien que seuls les exercices de pure endurance (3 heures de vélo de route par exemple) permettent à l’organisme d’aller puiser dans les graisses. Le biking lui va « booster » notre métabolisme de base. En effet, un exercice intense permet d’accroître notre capacité à consommer de l’énergie au repos. On continue à brûler des calories plusieurs heures après l’exercice. On finit donc par maigrir si l’on pratique le biking avec une certaine régularité.

Les autres bienfaits (ceux que j’ai recherchés) : amélioration de la condition physique générale, en particulier du système cardio-vasculaire et cardio-ventilatoire.

Le « RPM » permet de faire du biking en groupe et en musique. Pendant 45 minutes, une dizaine de chansons plus ou moins différentes s’enchaînent. En voici un extrait, plutôt rock pour le coup…

Chaque morceau correspond à une phase de travail bien précise : échauffement, vélocité, force, récupération, etc.

Ce matin là, j’ai donc fait une séance de biking RPM, à la salle Fitness Évolution. Nous étions une vingtaine, hommes et femmes de tous âges confondus.

J’ai aimé :

  • L’investissement du coach pour motiver le groupe, et créer de l’émulation.
  • Le côté ludique et convivial, c’est beaucoup plus motivant que de pédaler seul dans son coin.
  • La flaque de sueur sous mon vélo après la séance…